Jeudi 15 mai 2008
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18:20
Je ne pensais pas que t'aimer davantage était possible.
Eh bien si.
Depuis la naissance de notre fils, c'est encore plus fort. Je le regarde, et je te vois toi, je nous vois ensemble.
Rien n'est plus parfait que ce sentiment.
Les mots n'ont pas leur équivalent pour décrire tout ça.
A jamais, je t'aime.
Merci pour ce cadeau que tu m'as fait.
Merci pour ta présence, pour ton amour, merci infiniment...
Par acorna
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Publié dans : Lui , Nous
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Jeudi 15 mai 2008
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17:25
Ce jour là, ma vie a changé.
Les derniers jours de ma grossesse m'ont semblé une éternité.
Hâte de connaitre mon bout'chou, de ne plus ressembler et me sentir comme un cachalot à chaque pas...
Je sentais une naissance pour le 21 mars, avec une date de terme au 22.
C'était le vendredi avant le weekend de pâques, et son papa aurait pu avoir 3 jours pour en profiter.
Du fait, papa avait briefé béb sur le fait que le 21 mars vers 16h, ça nous irait impec' ;o)
Et puis rien.
Nous sommes donc partis nous couchés, en nous disant que tant pis, nous profiterions du dernier weekend tous les deux.
A 1h du matin, j'ouvre les yeux. Je venais de sentir quelque chose de chaud couler entre mes jambes.
Je me lève en prenant garde à ne pas tâcher le lit, et j'allume la lampe de chevet.
Matt me demande si je perds les eaux. Eh bien, je crois que oui...
Et là, tout va très vite dans ma tête. Je descends vite les escaliers, Matt à mes trousses, et je me nettoie, me change et boucle les sacs en y enfournant rapidement les trucs de dernière
minute.
En moi même, je n'arrête pas de me répéter "je vais être maman aujourd'hui", en ayant à la fois peur et en étant très heureuse.
Dans la voiture, avec le papa, nous nous demandons comment ça va se passer.
Nous arrivons à la maternité et expliquons au garde de nuit qu'il faudrait qu'il appelle une sage-femme. Nous montons ensuite nous asseoir en l'attendant.
Je lui explique le situation, un peu angoissée.
Elle me demande de faire pipi dans un bocal, et bien sûr, pas moyen :p.
Vient ensuite l'examen : si l'espèce de gros coton-tige vire au vert, c'est la poche des eaux qui a craqué!
"Madame, le test est négatif. Le bébé a du appuyer trop fort sur la vessie et vous ne l'avez pas senti".
Ben voyons.
Je me serais fait pipi dessus et je n'aurais rien senti? Je sais bien qu'en fin de grossesse les fuites urinaires sont possibles, mais je n'en ai jamais eu.
Par contrôle, on fait une demi-heure de monitoring. Il est 3h du matin.
Pas de contractions, mais elle revient en me disant, on va quand même vous garder et refaire un peu de monito vers 7h.
Super.
La mort dans l'âme, déçue, je laisse mon homme repartir et tente de redormir un peu.
Impossible...
Viens enfin 7h ( que c'était long!).
Pendant tout ce temps, je continuais à perdre du liquide, mais la dame n'avait pas l'air convaincue :(
Re-monitoring donc, et là on me dit qu'ils n'aiment pas trop que le tracé du bébé, il est trop plat, et que c'est pour ça qu'elle avait préféré me garder.
Re-examen et là, shplaf, j'ai du l'inonder la pauvre madame.
Elle me dit en souriant "ah ben là, vous avez franchement rompu la poche".
Nan mais sans blague!!!! Ca fait 4h que je te le dit que c'est pas de l'urine :(
Sauf que...Je dois accoucher, mais mon corps n'est pas prêt.
Col fermé,long, bref, verrouillé à triple tour.
Quand elle me dit, je vais vous poser une perfusion, un peu abasourdie, je ne comprends même pas sur le coup qu'ils vont me déclencher.
La perf est posée vers 7h30.
Ils me disent même que si le tracé continue ainsi, il faut que je me prépare à l'éventuallité d'une césarienne.
Alors là, en 5 mns je passe de "c'est pas la poche des eaux" à "l'option césarienne".
Paniquée, je textote chéri qui rapplique illico.
Là je lui explique, et nous attendons que l'ocytocine fasse son oeuvre...
Vers 10h, je suis dilatée à 1.
A partir de 11h, je commence à vraiment sentir les contractions, mais il faudra souffrir vraiment jusque 13h pour passer à 2 et avoir enfin le droit à la péridurale.
Je m'étais dit que je serais courageuse et que je ne la prendrais que si vraiment c'était indispensable.
Pure ânnerie. J'aurais fait n'importe quoi pour l'avoir plus tôt...
Nous passons en salle de naissance, et ils me posent la péri vers 14h.
Au moment d'enfoncer le cathéter, l'anesthésiste me dit " ne sursautez pas madame", et la sage femme me tiens fermement. Mais outch, je l'ai senti quand même, et j'ai sursauté... Il était pas
content le monsieur :x
Bref, une fois le produit injecté, le pied. J'étais épuisée moralement et physiquement, mais le soulagement était tel que je me sentais prête à nouveau à toutes les épreuves pour mettre mon fils au
monde.
16h, nouvel examen. Je suis à .... 2... O_O.
La péri avait fait cesser le travail. Là, on calcule. Depuis 7h30, j'ai fait 2 cms. Il y en a 10.
En gros, va me falloir 15j pour accoucher oO.
Là, la sage-femme me fait comprendre que pour que le travail reprenne, il va falloir ralentir sur le produit de la péri. En gros, si je veux avancer, fini les médocs, va falloir (re) souffir. MmMmm
chouette.
Me voilà donc repartie pour une heure de bonnes contractions. J'en arrive enfin à 3, et peut remettre un peu d'anesthésiant.
Ensuite, tout va très vite. 4 cms, puis 5 vers 18h.
Au final, ce sera peut-être pour aujourd'hui :p.
La sage-femme place une sonde pour avoir le rythme cardiaque du bébé, car les electrodes du monito, ne sont pas bien placées, et on arrive pas à le capter tout le temps.
Mais le tracé du coeur du bébé n'est pas bon au moment des contractions, et le doc me dit que si c'est encore long, il va falloir aller le chercher :(((.
Mais le travail avance vite maintenant et à 8, la sage-femme me dit, je vais appeler le docteur, ça va plus trainer. Je reviens..
Aussitôt qu'elle a tourné les talons, je dit à Matt de la rappeler, je sens la tête de mon bébé descendre.
Bon dieu, si elle revient pas tout de suite, j'accouche sans elle, et sans gynéco!
Ils sont arrivés très vite heureusement, et une fois mise en position ( il a fallu m'aider car je ne sentait plus mes jambes :( ).
Allez-y, poussez madame. Et là, je tente de me rappeler mes cours de prépa à l'accouchement, mais le moment est trop intense pour que je me rappelle quoique ce soit.
La première poussée est très forte, et le gygy, surpris, me dit "bien madame!".
Matt est à mes côtés et m'encourage.
Encore quelques poussées et mon ange est sorti. On me le montre,et une bouffée d'émotion m'a étreint la gorge.
J'ai croisé le regard de Matt en me disant que jamais je n'oublierais cet instant.
Hugo a vu le jour à 19h04. Il faisait 49 cms pour 2.850 kgs.
Papa et bébé sont aprtis pour les premiers soins et là je demande au docteur si j'ai eu une épisio. Oui, quelques points.
Il fallait vite sortir le bébé, sinon je n'en aurait pas eu besoin. Il était cordonné...
Bef, il est là, et il va bien.
Une fois les soins faits, bébé est posé contre moi, et on nous laisse seuls pendant 2h, tous les 3.
Deux heures merveilleuses...
Ce jour restera unique, et je ne saurais vous dire combien de fois je me remémore tout ça en le regardant.
Je l'aime tant...
Par acorna
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Publié dans : Etre trois
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Mardi 30 octobre 2007
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30
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/2007
12:10
Tu bouges.
C'est officiel. Tu a décidé d'explorer le ventre de maman.
On se fait tout un monde d'une grossesse...Mais pendant trois mois, il ne se passe rien.
Oh bien sûr, je savais que tu était là et d'ailleurs, je n'ai pensé qu'à ça.
Mais te voir à l'écran, entendre ton coeur, puis enfin te sentir remuer, ça, c'est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée. Je comprends maintenant.
Je vois mon ventre s'arrondir, et je t'aime déjà si fort...
Un autre aspect de la grossesse dont on ne parle jamais, mais que je ressens à 200% :
Je ne croyais pas pouvoir aimer davantage ton papa. Mais depuis que tu es là, je sens mes sentiments pour lui évoluer encore, vers quelque chose d'indescriptible.
Et plus j'avance, plus je sais que c'est cet homme que je voulais, et ce papa là que je voulais te donner.
Il n'est pas parfait, et ça tombe bien,moi non plus.
Il nous arrive de nous accrocher.
Mais tout ça n'est rien. Il est là, et même si il ne le dit pas, je sais que lui aussi t'aime énormément.
Il est sans nul doute en train de se torturer l'esprit depuis quatre mois, dans l'unique but de t'accueillir de la meilleure façon possible...C'est sa façon à lui de t'aimer, et de te le montrer.
J'ai l'impression de le connaître depuis toujours, et les moments d'incompréhension que je ressents parfois s'effacent rapidement quand je songe à lui, à toi, à son visage quand il te tiendra pour la première fois, et j'ai la certitude, tout au fond de moi, qu'à cet instant, tu feras de lui le plus heureux des hommes. Qu'avec toi, il exprimera ce qu'il ressent sans se retenir...A cette idée, je me sens plus heureuse et plus forte que jamais. Pour tout ce que je peux d'ores et déjà ressentir, pour ces rares moments partagés avec ton papa autour de toi, merci.
Merci à toi, et merci à Lui de nous offrir ce petit bout de nous, de nous donner tout ce qu'il n'est même pas conscient de partager.
Tu es notre petit miracle...Tout ira bien.
Vous êtes mes miracles.
Le bonheur à trois,ça doit être cela.
Par acorna
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Publié dans : Inside
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Mardi 30 octobre 2007
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30
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/2007
11:56
Il y a quelques mois....Après bien des polèmiques, c'est décidé, nous serons bientôt trois, si la nature le veut bien.Et le 25 Juin 2006 (il paraît), l'amour a fait son oeuvre. A notre premier jour de vacances dans le sud, nous avons sû...Aujourd'hui, je suis enceinte de 20 semaines. Bébé devrait naître aux alentours du 25 Mars 2008.Bien des choses ont changé depuis que je suis venue exposer ma vie ici.Mon homme et moi avons déniché notre futur chez-nous, et c'est avec impatience que j'attends le 8 Décembre, jour de notre emménagement.Des projets pleins la tête.Tout pour être heureuse.Mon bébé va bien, et j'apprends doucement à me faire à l'idée de tous ces changements. Ce n'est pas chose facile, et les questions sont nombreuses.Les inquiètudes aussi.En plus de rendre mon homme heureux, il va désormais falloir que je mène de front maison, boulot, et enfant.Je me demande sincèrement comment font ces femmes. Brillantes au travail, mères accomplies et parfaites femmes d'intérieur.Je ne serais pas seule me direz-vous...Non, sûrement pas...
Par acorna
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Publié dans : Etre trois
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Mardi 23 janvier 2007
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23
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/2007
12:52
Depuis ma dernière visite, bien des choses ont changées.La question logement s'est avérée plutôt coriace, et après la visite de presque une vingtaine de maisons ( seules quelques une méritent ce terme....) , la lassitude s'est installée.Entre les coups de téléphones pour tenter d'avoir un coup sur le montage du chauffage central (je suis désormais incollable sur le sujet ), et d'autres pour informations diverses, nous sommes tous deux épuisés.La question boulot s'est également montrée surprenante.L'aspect humain, dès le passage du seuil du bureau, devient une utopie totale.Vous pouvez avoir une crise cardiaque, vous casser les deux jambes ou encore attraper le virus ebola, qu'importe! L'essentiel est que vous soyez présent ( quel que soit l'état dans lequel vosu êtes ), et que le sacro-saint profit ne subisse aucune faille, ne serait-ce que deux minutes.Hors de question d 'avoir une vie avant 19h le soir... Là ou je m'interroge, c'est que tous semblent accepter ces conditions, et voire carrément les défendre.Je crois que je suis complètement à côté de la plaque.M'investir, Ok. Faire en sorte que tout aille le mieux possible, Ok, je suis payée pour ça.Mais hors de question de sacrifier quoique ce soit pour mon boulot. Il y a biens d'autres choses qui sont prioritaires.Seulement, l'impression d'être un extraterrestre tous les jours commence un peu à me peser.Non en fait, pour ne pas mentir, ça me bouffe carrément.Il va me falloir trouver un compromis avant de craquer.Côté privé, tout va mieux que jamais. J'attends plus encore, mais je dois laisser le temps au temps...C'est bien connu, hommes et femmes sont différents à ce niveau.Ou alors, peut-être suis-je là aussi en dehors des sentiers battus, qui sait...
Par acorna
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Publié dans : Quotidien
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